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Parc National du Banc d'Arguin
Parc national du banc d'Arguin

S'il existe de nombreuses îles sur cette côte, celle d'Arguin est la seule à
posséder de l'eau douce, dans un puisard ouvert sur le plateau rocheux.
Dès la fin de la
préhistoire, l'homme s'installe dans l'île où l'on trouve des traces
néolithiques. Les portugais y créent un établissement au XVe siècle
mi-forteresse, mi-factorerie. Ils sont chassés en 1633 par les Hollandais de la
« Westindishe Cie », chassés à leur tour par les Français de Ducasse en 1678. En
1685, Frédéric Guillaume Ier de Brandebourg, conquiert la
place, voulant à son tour se créer un petit domaine colonial, avec un puissant
château au Ghana et la médiocre place d'Arguin. Mais ses successeurs
cèdent ces comptoirs aux Hollandais, en 1717.
Le commerce de la gomme ayant acquis une grande importance pour
l'industrie Européenne, la France va s'installer de vive force à Arguin, après
les campagnes de 1721, 1723, 1724. Mais en 1728, ce sera l'abandon définitif.
Entretenir une garnison à Arguin coûte décidément trop cher, et
le commerce de la gomme se déplace plus au sud.
Le banc d'Arguin ne retient plus alors l'attention que par les
naufrages qu'il peut provoquer: le 2 juillet 1816, la frégate la Méduse, qui
utilisait des cartes de 1753, dont les erreurs pouvaient atteindre une centaine
de kilomètres, vint s'échouer dans quatre à cinq mètres d'eau, à 50 km de la
côte et, pour comble de malchance à marée haute. 146 hommes (et une femme) se
réfugient sur un affreux radeau flottant entre deux eaux, et à bord duquel il
n'y avait ni vivres ni eau douce.
Géricault, avec le radeau de la Méduse
immortalisa ce fait divers célèbre, illustration dramatique du mythe du radeau
où l'on s'entretue, ou l'on s'entre-mange : au bout de 13 jours, le brick
L'Argus ne retrouvera que 15 survivants, dont 5 vont encore mourir.

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